European Consumer Payment Report 2026

Les retards de paiement se multiplient: une personne sur quatre paie régulièrement en retard

Au cours des douze derniers mois, 39% des consommateurs suisses ont réglé au moins une facture en retard. 26% ont payé au moins deux factures en retard, soit deux fois plus que l’année précédente. Parallèlement, la résilience financière diminue. C’est ce que révèle le rapport «European Consumer Payment Report 2026» d’Intrum.

La plupart des consommateurs suisses restent confiants quant à leur situation financière: 69% d’entre eux se disent capables de payer toutes leurs factures mensuelles. Derrière cette confiance se cachent toutefois des réserves de plus en plus maigres et des retards de paiement récurrents.

39% des personnes interrogées ont payé au moins une facture en retard au cours des douze derniers mois. En 2025, ce chiffre était de 32%. Cette tendance est particulièrement marquée en ce qui concerne les retards répétés : 26% ont payé au moins deux factures en retard, contre 13% l’année précédente. 11% déclarent avoir payé au moins cinq factures en retard. En 2025, cette proportion était de 5%.

Parmi les personnes ayant payé plus d’une facture en retard, 58% qualifient ces retards de réguliers.

La résilience financière diminue

La plupart des consommateurs suisses restent confiants quant à leur situation financière: 69% d’entre eux se disent capables de payer toutes leurs factures mensuelles. Derrière cette confiance se cachent toutefois des réserves de plus en plus maigres et des retards de paiement récurrents.

39% des personnes interrogées ont payé au moins une facture en retard au cours des douze derniers mois. En 2025, ce chiffre était de 32%. Cette tendance est particulièrement marquée en ce qui concerne les retards répétés: 26% ont payé au moins deux factures en retard, contre 13% l’année précédente. 11% déclarent avoir payé au moins cinq factures en retard. En 2025, cette proportion était de 5%.

Parmi les personnes ayant payé plus d’une facture en retard, 58% qualifient ces retards de réguliers.

En Suisse, les problèmes financiers sont un sujet tabou : on ne parle pas d’argent, et encore moins de problèmes d’argent. C’est pourquoi beaucoup ne cherchent de l’aide que lorsque les rappels s’accumulent ou qu’ils ont déjà des dettes. À ce stade, la marge de manœuvre est réduite. Ceux qui réagissent tôt disposent de bien plus de possibilités d’action
Philipp Frei, directeur général de l’association faîtière Budget-conseil Suisse

Un retard de paiement n’est pas toujours synonyme de manque d’argent

Les raisons des retards de paiement sont diverses. 35 % des personnes concernées invoquent des problèmes techniques, 31 % ont oublié une facture. Pour 26 %, les fonds disponibles n’étaient pas suffisants.

Les entreprises ne devraient donc pas interpréter tous les retards de paiement de la même manière. Derrière les retards de paiement, il y a des personnes confrontées à des situations diverses. Ce qui est déterminant, ce sont des processus de paiement simples, une communication claire et un échange personnel précoce. Celui qui comprend la situation des consommateurs trouve des solutions viables et renforce la relation. Les entreprises en tirent également profit : elles réduisent les défauts de paiement et s’assurent des relations clients durables.
Thomas Hutter, directeur général d’Intrum Suisse

Paiements flexibles: entre confort et solution financière temporaire

53% des personnes interrogées ont eu recours au «Buy Now, Pay Later» au cours des douze derniers mois. Ce pourcentage atteint 87% chez les personnes en situation de précarité financière et 73% chez les ménages avec enfants.

Les motivations varient: 29% ne souhaitent pas payer le montant total immédiatement, 27% veulent éviter d’utiliser leur carte de crédit ou de dépasser le plafond de leur compte. 24% ont recours au « Buy Now, Pay Later » pour gérer leur trésorerie jusqu’à la prochaine rentrée d’argent. 7% indiquent qu’ils n’auraient pas pu se permettre cet achat autrement.

Le recours au «Buy Now, Pay Later» ne doit donc pas être considéré de manière générale comme un signe de difficultés financières. Ce qui est déterminant, c’est de savoir si les paiements différés sont prévus dans le budget ou s’ils entraînent des obligations supplémentaires qui compliquent la gestion des finances.

Ouverts à l’IA, à condition que l’humain reste joignable

L’IA est déjà utilisée pour les questions financières personnelles. 41% des personnes interrogées utilisent l’IA pour gérer leurs finances, tandis que 40% s’en servent pour obtenir des explications sur les termes et conditions financiers.

Même les personnes en situation de précarité financière se montrent ouvertes à l’IA: 63% d’entre elles se moquent de savoir si elles communiquent avec un être humain ou un assistant IA, tant que leur problème de paiement est résolu de manière équitable et rapide. 62% feraient davantage confiance à l’IA si une personne restait joignable en cas de besoin. Parallèlement, 57% s’inquiètent pour la sécurité de leurs données personnelles.

Les résultats montrent que l’assistance numérique peut faciliter l’accès aux informations et aux solutions. L’équité, la transparence, la protection des données et un transfert clair vers les collaborateurs restent toutefois essentiels.

Téléchargement et informations complémentaires

Le rapport suisse complet, accompagné de la tribune de Philipp Frei, directeur général de l’association faîtière Budgetberatung Schweiz, est disponible à l’adresse intrum.ch/ecpr/fr.

Le rapport «European Consumer Payment Report 2026» s’appuie sur une enquête en ligne menée auprès de 20 000 consommateurs dans 20 pays européens. En Suisse, 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, responsables seules ou en partie de la gestion de leurs finances personnelles ou de celles de leur ménage, ont été interrogées.

FT Longitude a réalisé cette étude pour le compte d’Intrum. SG Analytics s’est chargée de la collecte des données du 9 juillet au 20 août 2026. L’échantillon suisse a été sélectionné en fonction de l’âge, du sexe et de la région. 

À propos d’Intrum

Intrum est le premier prestataire de services de gestion de crédit en Suisse et en Europe. Forte de plus de 100 ans d’expérience, Intrum est aujourd’hui présente dans 20 pays européens. En Suisse, son offre couvre l’ensemble du cycle client et de gestion des créances : des vérifications de solvabilité aux solutions d’identification et de signature numériques, en passant par la gestion des créances et le recouvrement.

Intrum allie des données fiables et une expertise technologique à une approche responsable et éthique. Intrum aide ainsi les entreprises à identifier les risques, à garantir leur trésorerie et à mener leurs activités avec succès. Parallèlement, Intrum aide les consommateurs à clarifier leurs obligations financières et à trouver des solutions viables. Intrum contribue ainsi à la santé financière des particuliers, des entreprises et de la société.

Liens publics vers les rapports

DE Rapport européen sur les paiements des consommateurs 2026 – Suisse

FR Rapport européen sur les paiements des consommateurs 2026 – Suisse

EN Rapport européen sur les paiements des consommateurs 2026 – Suisse


ECPR2026

European Consumer Payment Report 2026

Dans quelle mesure la situation financière des consommateurs et consommatrices en Suisse est-elle stable?

Découvrez d'autres informations passionnantes ou téléchargez le rapport sur www.intrum.ch/ecpr/fr